Six ans avant que Val d'Isère ne se dote de sa première remontée mécanique, Jean Perquelin, journaliste au Petit Dauphinois, un journal régional français, écrivait : "Ce village deviendra bientôt l'un des centres de ski les plus fréquentés grâce à son site incomparable et à ses immenses champs de neige"... C'était en 1932. Une époque avant [les propriétés de stations dans les Alpes françaises] (https://www.athenaadvisers.com/properties/france/french-alps), une époque avant même que les remontées mécaniques n'existent en France. Pas de pistes balisées. Pas d'organisation. Pas de dameuses. Elles ont été inventées 17 ans plus tard. Très peu d'hôtels. Quelques visiteurs britanniques (bien sûr) et un mélange de courageux Européens du continent qui ont fait le voyage jusqu'à 1850 m d'altitude pour essayer cet étrange nouveau loisir dont leurs relations leur avaient parlé. Au cours des 50 années précédentes, la population locale de Val d'Isère a vu son mode de déplacement de base dans les montagnes se transformer en quelque chose qui était un mélange de farce et de vision, selon les personnes qui l'observaient à ce moment-là. Quelques-uns ont vu l'avenir : "C'est une station de sport pur dont l'avenir est tourné vers la neige", a imaginé Mme Perqulin. Bien sûr, elle n'était pas la seule à rêver. Le premier rêveur fut sans doute un industriel audacieux de Paris, Jacques Mouflier, qui était parti au début du printemps 1929 à la recherche de Val d'Isère. On lui avait parlé d'un village spécial dans une vallée cachée, entouré de sommets majestueux. Un véritable spectacle à contempler. Il avait vu quelques cartes et c'est ce qui l'a poussé à se lancer dans l'aventure. Un voyage aussi profond à cette époque de l'année n'est pas pour les âmes sensibles. Avalanches dues au réchauffement de la neige. Des coulées de boue dues à l'augmentation de la nappe phréatique. Le chemin était dangereux. Seule sa soif de découverte, un désir qui, aujourd'hui encore, anime tous ceux qui visitent Val d'Isère, l'a poussé à aller de l'avant. Empruntant des chemins qui ne conviennent qu'aux humains et aux ânes, pataugeant dans la neige armé d'à peine plus que des peaux de phoque sur ses skis, il a finalement posé les yeux sur le village. Après avoir succombé à son mélange enivrant de nature, d'espace et de tranquillité, et stimulé par la possibilité de combiner tout cela avec le sport alpin, il a tenté, en vain, de convaincre le maire de l'époque, Nicolas Bazile, d'y voir un avenir possible. Bazile pensait que c'était impossible en raison du climat rigoureux et de l'éloignement de Val d'Isère, deux aspects qui, ironiquement, sont aujourd'hui deux des plus grands atouts de Val d'Isère, près de 100 ans plus tard. À cette époque, en 1929, le village n'avait ni électricité ni lignes téléphoniques et l'eau provenait des ruisseaux de montagne. Pourtant, au cours des années suivantes, Mouflier convainc Bazile d'un avenir possible et, dans les décennies à venir, la station prend forme. Il est célèbre pour avoir dit à Bazile : "Ta fortune, c'est ton altitude" Les investissements dans les infrastructures publiques ont rapidement permis de créer des réseaux d'alimentation en eau et en électricité, ainsi qu'un bureau de poste, des hôtels et un office de tourisme. Les bases d'une destination alpine prospère étaient en train d'être jetées. Alors que l'engouement grandissait et que la notoriété donnée par des personnes comme le journaliste Perquelin l'aidait, la station a même testé la notion selon laquelle il n'y a pas de mauvaise publicité. En 1937, deux ministres du gouvernement français se sont retrouvés bloqués à Val d'Isère lors d'une violente tempête, l'année même de l'ouverture de l'emblématique col de l'Iseran. Ce col constituait un développement essentiel puisqu'il reliait la vallée de la Tarentaise à la vallée de la Maurienne. Les objections initiales de Bazile : l'éloignement de Val d'Isère et la rudesse de son climat sont aujourd'hui des raisons fondamentales pour lesquelles les gens reviennent à Val d'Isère encore et encore. Même aujourd'hui, alors que nous écrivons ces lignes au début du mois d'avril, le front de neige s'enorgueillit d'un solide manteau neigeux, le sommet de Solaise ressemble à une journée ensoleillée de février. Des pistes magnifiquement entretenues, pas d'endroits dénudés, un soleil radieux contre un froid glacial. En parlant d'attente... cette année a également vu le retour de la fameuse piste du Tunnel, une piste noire souterraine, difficile et très enneigée, fermée depuis 15 ans. La semaine prochaine, la neige arrivera au sommet, avec des températures qui devraient chuter jusqu'à -8°C. Si les stations de ski situées à moins d'une heure de Genève bénéficiaient d'un tel temps pendant les vacances de Pâques, les masses s'y précipiteraient. Peut-on les en blâmer ? Si vous habitiez dans les environs, vous seriez probablement tenté vous aussi. Mais le fait est que la ville la plus proche des [Portes du Soleil's Les Gets] (https://www.athenaadvisers.com/properties/france/french-alps/portes-du-soleil/les-gets) est Genève, avec une population de 500 000 habitants. La ville la plus proche de Val d'Isère, dans l'Espace Killy ? Chambéry. Elle compte 60 000 habitants. De toute façon, Chambéry est plutôt une ville historique de montagne, ce qui fait que les touristes d'un jour ne sont pas vraiment un problème. Une fois que quelqu'un est à Val d'Isère, de façon permanente, semi-permanente ou même juste pour une semaine, il semble que les amitiés et les connaissances communes s'épanouissent mieux ici qu'ailleurs. C'est incroyable ce qu'une bonne neige et une variété de montagnes peuvent faire, et Val d'Isère a les deux avec quatre secteurs interconnectés, chacun s'adressant aux skieurs de différents niveaux et préférences. La Daille, située à l'extrême est, offre des pentes douces pour les débutants et des pistes rouges difficiles pour les skieurs chevronnés, servant de porte d'entrée vers le secteur de Tignes. La Solaise et le col de l'Iseran offrent des vues panoramiques sur la vallée de Val d'Isère, offrant un mélange de splendeur alpine et d'opportunités de ski. Skier au sommet de la Solaise, c'est se retrouver dans un autre monde, créé uniquement pour le sport. Il y a aussi le secteur du Glacier du Pisaillas, avec des altitudes atteignant 3428 mètres, offrant des descentes en haute altitude et des sentiers forestiers sereins surplombant le village de Fornet. ## Brut, âpre, jeune, inachevé C'est ainsi que Val d'Isère se sentait il y a 100 ans. Pourtant, on peut encore utiliser ces mots pour la décrire aujourd'hui. Le flambeau allumé par Bazile et Moufliers est aujourd'hui porté par une équipe dévouée de 292 personnes. Des opérateurs de remontées mécaniques, des mécaniciens, des inspecteurs, des électriciens, des chauffeurs de bus, et même son propre service informatique pour s'assurer que le wifi est disponible à des points clés sur les pistes et en dehors. Tous convergent pour s'assurer que les visiteurs bénéficient d'une hospitalité et d'un plaisir inégalés, tant sur le domaine skiable que dans le village. Et cela fonctionne. Val d'Isère est aujourd'hui un modèle de tourisme durable et de régénération continue. Elle a franchi une étape importante en 2016 en devenant le plus grand domaine skiable relié à obtenir le label Green Globe. Ce dévouement à la gestion de l'environnement s'étend à son partenariat avec Tignes, qui s'est traduit par l'obtention du prestigieux label Flocon Vert décerné en 2022 par l'association Mountain Riders. Il y a environ 250 stations de ski en France et seuls les 10 % les plus performants peuvent se vanter d'avoir obtenu ce label. Plusieurs championnats du monde de ski alpin de la FIS et d'innombrables autres compétitions se déroulent dans un village qui s'est développé le long de la vallée. L'adoption du transport électrique est au cœur des initiatives de Val d'Isère en matière de développement durable. L'introduction de deux navettes électriques en 2022 a marqué le début d'un programme de renouvellement de la flotte visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90 %. Cette initiative, qui vise à atteindre l'objectif " zéro carbone " d'ici 2030, s'inscrit parfaitement dans les objectifs de la Compagnie des Alpes, la société mère de Val d'Isère Téléphériques. Pour l'avenir, l'hiver 2023-2024 verra l'intégration de quatre navettes électriques supplémentaires, pour un parc total de 15 navettes d'ici 2025. Exploitées par Valbus, une filiale de Val d'Isère Téléphériques, ces navettes servent de lien vital entre les résidents, les travailleurs et les visiteurs du village et de ses hameaux, facilitant environ 3 millions de trajets sur 365 000 kilomètres en une seule saison hivernale. Au-delà de ses efforts environnementaux, Val d'Isère prospère en tant que plaque tournante de l'activité immobilière, en particulier dans le domaine de la construction neuve et de la rénovation de propriétés. Alimenté par un déséquilibre persistant entre l'offre et la demande, le marché des appartements et des chalets bien situés reste robuste, attirant un large éventail d'acheteurs français, britanniques et internationaux. L'attrait des équipements modernes associé à la promesse de loyers lucratifs fait de Val d'Isère une destination de choix pour les investisseurs comme pour les vacanciers. ## Immobilier à Val d'Isère Alors que la station continue d'évoluer en conciliant tradition et innovation, elle reste fidèle à son engagement en faveur de la durabilité et de l'excellence. Le redéveloppement en est un élément essentiel. Même s'il n'est pas aussi important que les plans initiaux, le réaménagement d'une partie de la zone "Le Coin" est tout de même substantiel et constitue un clin d'œil à l'échelle et aux hauteurs que les investissements publics et privés veulent donner à la station. D'une superficie d'environ 10 000 m², elle comprendra un nouvel hôtel 5*, des résidences privées et des services. Enfermé dans la nature, entouré de montagnes, de parcs protégés et de zones d'avalanche, le marché de l'immobilier à Val d'Isère est à juste titre puissant. La confluence d'une demande constante et d'une pénurie d'offre, alimentée par un large éventail d'acheteurs venant de France, de Grande-Bretagne et d'ailleurs, a fait de Val d'Isère l'une des rares stations françaises où il existe une "liste d'attente" pour certains types de biens. Cette demande a propulsé les chalets et les appartements neufs ou récemment rénovés - lorsqu'ils sont disponibles - au premier plan sur le marché. La même dynamique s'applique au marché de la revente, bien que les propriétés d'un certain âge puissent avoir des répercussions sur les coûts. Les chalets et [appartements à Val d'Isère] (https://www.athenaadvisers.com/properties/france/french-alps/espace-killy/val-d-isere) bien finis et équipés d'installations après-ski répondent à l'afflux croissant de touristes internationaux, ce qui en fait des investissements locatifs lucratifs. Les propriétaires se voient offrir une double opportunité : le plaisir personnel des vacances en famille entrelacé avec le potentiel d'un flux régulier de revenus locatifs et un actif qui bénéficie d'une forte protection du capital par rapport à d'autres options de type "brick-and-mortar". Posséder une maison ici est réservé à quelques chanceux, mais si vous arrivez à en posséder une vous-même, assurez-vous de prendre le temps d'apprécier l'origine du village. Ce faisant, vous pourrez peut-être l'aider à aller de l'avant. ## Webinar : Val d'Isère Season Review Rejoignez notre webinaire le 17 avril à 13h BST où nos experts en immobilier alpin découvriront comment la saison 2025/26 s'est déroulée à Val d'Isère, les tendances clés et les meilleures propriétés actuellement sur le marché. Inscrivez-vous aujourd'hui, pour nous rejoindre en direct ou recevoir le replay